mercredi 9 février 2011

ℓα яєιηє ∂єѕ ∂αмηєѕ

C'est tant d'années que j'viens d'vomir
Pitié laisse-moi crever en paix
Laisse le passé me revenir
Me torturer, me tuer, ma souffrance m'a trop manquée

Respire le vice de mes sévices
Jusqu'à c'que les ténèbres t'envahissent
Te contrôlent ou t'obéissent
Accroches-toi ou glisse

Tue la lumière avec moi
Mais elle se battra jusqu'à la fin quand même
Ils m'ont mise dans les ténèbres pour que j'm'y noie
Mais la petite fille perdue est née de son propre baptême

Un blasphème
Ils n'y virent que du noir
En regardant mon visage blême
Qui aurait cru que je gardais espoir

Un soir d'asphyxie
Qui a bouleversé ma vie
Un Novembre bien gris
Une tombe qui attendit

Courant à travers le cimetière
Sur les pierres gravées je n'y vis pas mon nom
Dois-je retourner en poussière
Non, tiens bon

Ton bateau fera-t-il naufrage
Pourtant il semble bien fragile
Me dit le désespoir un soir d'orage
Une conscience bien peu tranquille

Une conscience absente qui aime bien parler
Aux esprits qu'elle voit passer
Le plus froid de tous, le silence des années
La messagère de l'agonie, la reine des damnés

Une conscience de fou qui se laisse noyer
Par les tourments les moins désirés
La corde au cou, regardant son reflet dans les yeux
Fuis ce carnage pendant que tu le peux

La corde coupée elle courut pour échapper
À ces fantômes qui l'empoisonnaient
Le souffle coupé elle entendait
Toutes ces âmes qui l'appelaient

Les ténèbres appellent la lumière
Elle leva les yeux au ciel
Mangeant le sang et la chair
Dans ce monde maintenant je suis éternelle

Immortelle
Le clocher d'église sonna
Qui est-elle
Un esprit devant son visage passa

Cruelle
N'as-tu pas un coeur pour vivre
Un esprit ivre
Aveugle es-tu ma belle

Perdue dans la tempête et le néant
Abandonnée, elle souffre
Ses mains froides semblent saisir le vent
Qui emporte son dernier souffle

Au-dessus de la ville elle fait tomber la neige
Est-elle un ange ou un démon
Qui sait, et sur son trône elle siège
Une couronne de roses et d'épines sur la tête, un peu de sang coulant du front

À genoux dans la neige et le sang
Pleurant son silence en cet hiver cruel
Prend garde à n'pas perdre la raison
Crois à l'enfer et crois au ciel

Une croix de fer, pieux sur le coeur
Et ses yeux vides cherchent la lumière
Elle n'est pas morte, chère âme soeur
La tourmente a peur des prières

Peur d'être seule, peur de personne
Elle avance en regardant les anges
Et les démons qui la désirent
Jusqu'à son tout dernier soupir.

Marie T., 2005

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