lundi 7 février 2011

ƒιℓℓє вяιѕєє

Sa beauté et son désespoir se mêlaient en une flagrante subtilité. Elle était silencieuse, mais on n'avait qu'à croiser son regard et voir le fond de son âme, et alors, on devinait tout... Ses yeux hurlaient de détresse, de désir d'en finir... La douleur et la beauté marchaient devant moi, incarnés en un seul être... Elle n'avait pourtant rien de très morbide, à part peut-être les petites cicatrices sur ses lèvres, que de petites marques d'horreur sur sa bouche parfaite. Elle commençait à se briser de partout. C'est sûrement pour cela que ses bras étaient parsemés de déchirures et saignaient. Ses longs cernes sous les yeux laissaient songeur... Était-elle fatiguée d'avoir pleuré jusqu'au bout de la nuit.. Ou était-elle juste épuisée de vivre... Sa peau déjà pâle était de plus en plus blanche, elle devenait peu à peu un fantôme devant nous... Elle sombrait dans l'ombre de son coeur décharné... Elle semblait se perdre sans arrêt dans ses pensées... Et alors ses yeux sans doute autrefois pleins de lumière... Se remplissaient tantôt de peur, tantôt de peine... Et si on écoutait bien... On pouvait parfois percevoir un soupir... Je savais alors... Qu'elle n'était déjà plus des nôtres...

Marie T., 5 décembre 2009

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