jeudi 15 décembre 2011

σ¢єαη ﻯσυℓ



Ocean soul - NightWish

One more night
To bear this nightmare
What more do I have to say

Crying for me
Was never worth a tear
My lonely soul is only filled with fear

Long hours of loneliness
Between me and the sea

Losing emotion
Finding devotion
Should I dress in white and search the sea
As I always wished to be - one with the waves
Ocean Soul

Walking the tideline
I hear your name
Is angels whispering
Something so beautiful it hurts

Long hours of loneliness
Between me and the sea

I only wished to become something beautiful
Through my music, through my silent devotion

Losing emotion
Finding devotion
Should I dress in white and search the sea
As I always wished to be - one with the waves
Ocean Soul

Losing emotion
Finding devotion
Should I dress in white and search the sea
As I always wished to be - one with the waves
Ocean Soul

jeudi 24 novembre 2011

єт тσмвєηт ℓєѕ ƒєυιℓℓєѕ

Seule, seule jusqu'au fond des bois
J'entends les loups du crépuscule hurler

Et comme nous comptons jusqu'à trois
La nuit est déjà tombée

L'écho de la mort est dans mes yeux et dans mes mots

Un réconfort sans y croire
Qu'une mélodie pour les blessés

Une prière sans me mentir
Les feuilles tombent à mes pieds

Car je n'suis plus vraiment ici

Des jours gris et froids
J'entends rire les enfants

Ici tout est fini
Depuis si longtemps

Je me rappelle d'un passé trop sombre pour enfanter un avenir

Cet effort de survivre
Car on n'a pas d'autres choix

Cette volonté de s'auto-détruire...
Entre l'automne et la mort il n'y a qu'un pas

Et tombent les feuilles.

Marie T., 20 Novembre 2011

samedi 5 novembre 2011

αƒтєя тħє ƒαℓℓ σƒ тħє тσωєя

Mes mondes.. ont toujours fini par s'effondrer.. Je ne sais pas trop pourquoi, j'avais envie de l'écrire ce matin. Pourtant, ce n'est pas comme si c'était nouveau, j'y pense souvent. Presque tout ce que j'ai aimé a fini par disparaître ou m'abandonner. Et je me demande encore pourquoi je me sens si.. vide, absente. Que mon âme est quelque part où je n'suis pas. C'est un peu freak, je sais. Mais bon. Je ne veux quand même pas minimiser l'importance de ceux que j'ai dans ma vie présentement. Au contraire, ils sont un nouveau souffle. Un nouveau copain, des nouveaux amis, une nouvelle famille aussi, en quelque sorte. Mais un jour, j'ai peur de finir par les perdre eux aussi... Je finis toujours seule. Et après je débarque quelque part, encore plus amochée que la dernière fois, comme une errante sans passé. Pourtant ça me hante sans cesse. Cette impression de ne plus être moi. De ne plus être tout ce que j'ai déjà été. Je me souviens encore de ces temps où j'étais entourée d'amis, où je m'amusais, où je me sentais... vivante. La princesse de mon petit monde. Et toujours lorsque le bonheur me délaissait et que la mélancolie ou la nostalgie me prenait, je regardais la neige qui tombait du ciel.. Seul repère inébranlable de mes nombreuses vies.. Et qui à chaque fois vient me rappeler un passé.. Lorsque ma vie n'était pas que regrets et solitude.. Enfin.. Je voulais juste dire aussi que, même si je ne parle plus ou plus beaucoup à certaines personnes, elles resteront toujours très importantes pour moi.. Je suis pas la meilleure des amies, encore moins la plus stable, mais je pense à vous, souvent... Et à tous ceux que ça concerne, je vous aime, pour tout ce que vous êtes. Et ça vaut aussi pour les gens que j'ai la chance de côtoyer en ce moment - je dis en ce moment, car on ne sait jamais quand on les perdra - je suis heureuse de vous connaître, et j'espère ne pas vous perdre vous aussi, parce que je vous aime beaucoup.. Que vous soyez de mon passé, de mon présent ou de mon futur, si j'ai ressenti de l'amour pour vous, cet amour était inconditionnel, et d'une force que je ne peux expliquer. Vous êtes quelqu'un d'unique. Et je ne vous oublierai jamais. Voilà, c'est ce que je voulais dire. Prenez soin de vous <3

mardi 16 août 2011

мγ ℓιттℓє ρħσєηιж



My little Phoenix - Tarja Turunen

Gracefully she's circling higher
She has the wind beneath her wings
And looks down on us
She said:
"Robbed of my innocence, had no more time to play
I sure got my feathers burned, but I'm stronger than the flames"

Here she comes, here she comes
I've been waiting for so long
Here she comes
Rose again from the flames
My little Phoenix

Eternity is set in her eyes
Throwing sparks back at the world that'll never die
And I think:
"She has robbed of her innocence, had no more time to play
She's only a little girl, but she's stronger than the flames"

Here she comes, here she comes
I've been waiting for so long
Here she comes
Rose again from the flames
My little Phoenix

Here she comes
I've been waiting for my little Phoenix

You've got to get close to the flame to see what it's made of
You've got to get close to the flame to see what you are made of

Here she comes, here she comes
I've been waiting for so long
Here she comes
Rose again from the flames
My little Phoenix.

mercredi 3 août 2011

ﻯℓєєριηg ħυмαηιтγ

Mais je savais que ces 2000 ans de profond sommeil seraient bercés de doux rêves, et s'achèveraient sur un monde de cauchemars...

ℓ’αυтяє

Elle était de ces vieilles âmes qui semblent avoir tout vu. De la plus haute félicité à la plus profonde horreur. Elle avait l'apparence d'une jeune fille, mais lorsqu'elle parlait, elle donnait l'impression d'avoir vécu mille ans. Elle était morte tant de fois. Le froid l'avait transpercée jusqu'aux os. Des sentiments humains avaient fini par déformer son coeur. Il ne battait plus depuis longtemps. Elle les regardait sans émotion, elle était inaccessible. Elle était immortelle. Parce que quand on est déjà mort on ne peut pas mourir. Elle balayait le monde de sa beauté et de son chaos. Elle ne faisait qu'attendre la fin en silence.

Elle attend dans les cendres.
C'est l'autre moitié de moi.

Marie T., 16 janvier 2011-2 juin 2011

α ℓσѕт ∂αγ σƒ ησνємвєя

Je continue à vivre cette existence stérile. Sans grand espoir et sans rêve, dans ce monde gris et pré-morbide dans lequel je suis tombée. Oui, une bien triste époque. Je sens un vent froid sur mes épaules, il ne se passe rien de spécial; quand on y réfléchit, ce qui reste de ma vie est atrocement banal. C'est vide, tout est vide. Je n'ai plus la force de me démener dans le chaos de ma rage: tout est seulement parti, il ne reste rien. Même pas une émotion dans mon visage. Seulement parfois, dans mes yeux, l'écho de la destruction: le reflet d'une âme de l'ère post-apocalyptique. Il n'y a plus de sens, je ne fais qu'exister dans le néant. La fin du monde est-elle passée ici? C'était donc ça, ma fin?

Marie T., 12 novembre 2010

ανє¢ тσυт мση αмσυя

вєαυтγ σƒ ℓιƒє

Belles choses à faire avant de mourir:
Faire un câlin à ma grand-mère/Bien m'entendre avec ma mère/Avoir une photo de famille/Faire comprendre à mes amis que je les aime/Revoir les gens qui me manquent/Avoir un bel album-photos/Avoir un photoshooting professionnel/Finir mon bacc/Me marier dans une église ou dans la forêt/Avoir des enfants/<3/Écrire des livres/Être reconnue pour mes photos et mes poèmes/Faire du ballet/Faire du théâtre/Visiter Paris/Aller en Europe/Avoir des fleurs en papier/Apprendre à coudre/Patiner/Avoir une robe Gothic Lolita/Finir le ménage de mon ordi/Lire des livres qui m'intéressent/Avoir un permis de conduire/Retourner à Cancun/Aller en Gaspésie/Faire un ange dans la neige avec quelqu'un que j'aime/Dire à tous les gens que j'aime que je les aime/Ne plus avoir peur de mon passé/Me sentir heureuse et libre, pour de vrai

Belles choses déjà faites:
Poser un regard serein sur la ville enneigée/Écouter de la musique au bout d'un quai/Écouter de la vieille musique alors qu'il neige dehors/Boire avec mes amis jusqu'à philosopher sur la beauté de la vie/Écouter le vent froid qui souffle sur les sapins dans la nuit noire d'hiver/Sortir dehors à la pleine lune et voir la neige scintiller/M'endormir dans un lit chaud de chalet, un avant-midi qu'il pleut dehors/Être au chaud sous les couvertures et pouvoir dormir pendant qu'il pleut dehors/Marcher dehors sous les étoiles et la neige qui tombe/Regarder les étoiles avec mon père/Trouver que les grands sapins enneigés ressemblent à des anges dans la nuit/Être en symbiose avec la lune/Être en symbiose avec l'eau/Sentir l'éternité de la mer/Penser que je peux contrôler le vent/Voir la marée basse sous la lune au crépuscule à Baie-St-Paul/Aimer quelqu'un jusqu'à le ressentir dans son âme/Danser avec quelqu'un qu'on aime en silence, sans musique/Essayer de faire du ballet dans un couloir de résidences et se dire que c'est son petit monde à soi/Sourire à ma mère/Rire avec ma mère/Me balancer derrière chez moi un matin d'été alors que ma mère nous apporte des popsicles/Écouter de la musique en dessinant avec mon père/Cueillir des lucioles avec mon père/Revoir mon père et voir dans ses yeux qu'il m'aime/Avoir une belle photo avec mon père/Jouer à la cachette avec mon grand-père/Dire à ma grand-mère que je l'aime et établir un beau lien avec elle/Écrire beaucoup/Prendre plein de photos/Être une artiste/Lire des mangas/Sentir battre notre coeur/Sentir le vent, la pluie et la neige sur son visage/Voir la beauté de la vie/Embrasser un garçon/Embrasser une fille/Manger du chocolat/Recevoir des roses/Aider des gens/Connaître des personnes que j'aime comme des frères et des soeurs/Avoir de beaux souvenirs d'enfance avec mes parents/Écouter de la musique et rêver que je suis très loin, dans un endroit où j'aimerais un jour aller, quelque part où l'on est bien/Danser sur un haut-parleur dans un bar/Me sentir bien/Nager dans un lac/Être isolée au calme sur une plateforme de bois au milieu d'un lac après avoir nagé jusque-là/Faire du ski-doo/Cueillir des fleurs/Faire de beaux rêves/Aimer/Être aimée/Me sentir belle/Sentir qu'on a du style et de la classe/Prendre des photos de mannequin/Avoir plein de belles choses roses et d'Hello Kitty/Chanter/Danser/Me sentir comme une princesse/Me sentir chez moi/Marcher dans les rues enneigées de Rouyn avec quelqu'un que j'aime/Aller à Cancun/Connaître des personnes exceptionnelles/Être différente/Aimer ce que je suis

mardi 2 août 2011

ﻯтαιηє∂

Ce qui me fait le plus mal? C'est lorsque quelque chose de sacré est sali.

вяєє

On aurait tout le temps dit que quelqu'un l'appelait. Elle regardait par la fenêtre, et voyait plus loin que ce que la plupart d'entre nous peuvent voir. Elle voyait un monde qui nous était pour la plupart invisible. Un appel sacré au plus profond de son être. Et ça lui venait tout naturellement, cette façon de vivre comme si chaque brise, chaque flocon de neige, chaque goutte de pluie étaient précieux. Je crois que c'était juste en elle, que ça n'aurait pas pu être autrement.

Que vois-tu à travers tes yeux?...

On aurait dit que la lune brillait juste pour elle. Pour chacune de ses danses ultimes. On aurait dit que la pluie enlevait un peu de sa douleur. Et je l'entendais répéter... ''rain wash away the pain''... Elle regardait la neige tomber, comme si c'était la seule chose qu'elle voyait vraiment, et je voyais une larme perler dans ses yeux, une larme qui semblait venir de très loin, de très longtemps...

Pourquoi la neige te fait pleurer?...

Elle semblait renaître des ruines. Comme une petite fleur, infiniment fragile, qui aurait survécu sans savoir pourquoi. Elle semblait savoir que la Terre était un havre miséreux, mais que le ciel pourra attendre.

Par quel chemin es-tu donc passée?...

Marie T., 17 décembre 2010-2 juin 2011

∂συж ƒєνяιєя

Des aubes éperdues
Des avant-midi ensoleillés
À danser perdue
Avant d'aller me coucher

Sous la neige blanche
Tout est silence
Tout semble parfait
Ça me crève le coeur

Une mélodie de piano
Si belle et pourtant
C'est trop pour moi
J'en ai mal à la tête

Une sensation sucrée
À vous en écoeurer
Qui font croire à des fleurs roses
Quand au fond il n'y a que de l'herbe bleutée

Et j'ai froid
J'ai si froid
Mon corps souffre
Mon âme étouffe

Doux février je suis endormie dans le gouffre...

Marie T., 24 mai 2011

яєνє

Rêve, ma douce, rêve de beauté, je t'interdis d'avoir peur ou de te rappeler...

мσ∂є

vendredi 22 juillet 2011

נυѕqυ’α ℓα ¢ħυтє

Nous nous battrons
Jusqu'à la chute
Pour nos coeurs en cendres
Pour nos esprits envolés
Pour nos corps vides
Pour nos âmes qui saignent

À la vie, à la mort
Nous nous battrons
Jusqu'à la chute
Et encore bien longtemps après.

Marie T., 3 juin 2011

ωσяκ

Depuis peu, je travaille comme caissière dans un marché. Mon premier emploi d'été (eh oui, à 22 ans lol). Et j'avoue que j'aime bien. Même si parfois certains client sont bêtes, et qu'alors je me dis que ma main serait belle dans leur face. Je souris à tout le monde pourtant, on m'a appris à toujours être gentille avec les autres, alors je ne comprends pas pourquoi certaines personnes ne le sont pas. J'ai pu remarquer que les belles personnes - pas toutes mais certaines - aiment avoir l'air bête pour montrer qu'elles sont supérieures. Du genre: j'ai pas besoin d'être gentille, je suis cute, aimez-moi, craignez-moi. J'les battrais. Gosh que j'les battrais. Et le pire, c'est qu'à force de les voir et de les côtoyer, parfois, on se laisse prendre au jeu, on devient un peu pareille les journées où on se sent particulièrement belle - presque supérieure aux autres. Et Dieu sait que j'ai toujours haï, que j'exècre profondément ce concept d'inégalité humaine. Même en se protégeant de la société, elle perce parfois nos défenses et finit par nous infecter. Et vous savez ce que j'ai remarqué aussi? Que c'est tellement facile jouer le jeu... Se fondre aux autres en travaillant, les laisser nous dire qu'on a du mérite parce qu'on a fait du beau travail, parce qu'on a eu une longue journée, les laisser nous féliciter alors qu'on sait au fond que c'est une des tâches les moins difficiles de sa vie... C'en est presque drôle. Sinon un peu frustrant. Voir les gens nous prendre en pitié pour, parfois, des futilités (pas toujours j'avoue des fois c'est justifié mais bon) alors que dans les moments vraiment graves, personne ne voit rien, personne ne fait rien. Comme si je méritais plus de respect et d'attention quand je travaille. Conneries. Juste de survivre, parfois, c'est assez forçant et pénible, et ça mérite au moins de se faire respecter autant que les autres humains. Et le pire c'est que je me laisse prendre au jeu - même si c'est pas une très mauvaise chose, je le sais bien - je laisse les autres me dire que je suis bonne, que je suis travaillante, je les laisse me donner le privilège d'être ''une personne respectable'', je les laisse me dire ''pauvre toi, tu as eu une longue journée''... C'est facile accepter de recevoir tout ça et développer le complexe de Cendrillon. Être à genoux dans les allées à replacer des cannes et se sentir si bonne et compétente. Et j'ai pourtant une certaine envie de rire devant le paradoxe - on me plaint pour une longue journée passée à faire un boulot qui me rend plutôt heureuse, mais dans les moments où j'ai vraiment souffert, j'ai pas vraiment eu de reconnaissance. Dans les longs mois - parfois les années - où j'ai cru mourir. Juste de me rendre ici, en vie et, en plus, voulant le rester, n'ayant plus peur de fermer les yeux ou de perdre la tête... Ça a très certainement été infiniment plus difficile que toutes les journée de caisse que j'ai pu faire et que je ferai. Mais n'allez pas penser que je banalise la force et la détermination des travailleurs, ou que je me plains de la sollicitude de ceux qui sont empathiques avec moi après une journée de travail - au contraire, je dois avouer que ça me fait un velours au coeur. Les gens qui travaillent sont vaillants, et les personnes que je connais sont exceptionnelles. Elles me supportent et me montrent qu'elles m'aiment. Seulement, il n'y a que le fait de constater ce contraste qui est un peu triste... On ne voit pas toujours le mérite de ceux qui se battent pour survivre. Parce que ce ne sont pas des heures comptées pour un chèque de paye, parce que c'est pas quelque chose qu'on montre aux autres. Mais, Seigneur, avec tout le respect que j'ai pour les gens qui travaillent et qui font des efforts pour gagner leur vie... Je crois seulement qu'il ne faut pas oublier le travail qu'on ne voit pas. Ces combats quotidiens que certains malheureux partout dans le monde doivent gagner pour vivre et sourire. Avoir la reconnaissance de ces choses-là, ça n'a pas de prix... Et quand les autres, parfois, se rendent comptent de tous les efforts que j'ai pu faire, je me dis qu'après tout, les humains sont peut-être plus compréhensifs que je ne le crois.

lundi 18 juillet 2011

ƒяєє∂σм

Freedom's just another word for nothing left to lose.

єνιℓ ƒα¢є

C'est le visage de l'innocence et de la tristesse. Un ange tombé en enfer. Dans ses sourires passifs elle voudrait qu'ils l'aiment. Dans ses sourires heureux elle voudrait les détruire... Et dans ses yeux un air arrogant qu'ils ne saisissent pas. La marque de la mort. De la survie. De l'entre-deux. Seule, elle prépare silencieusement sa vengeance. Son grand retour. ''J'ai souffert, tu souffriras.''. C'est aussi simple, l'équilibre de la vie. Les entraîner en enfer avec elle. Un sourire sadique. Justice, jusqu'à la fin.

Marie T., 2 février 2011

ηγмρħєтαмιηє

dimanche 13 février 2011

αмє ﻯσєυя

L'anniversaire de ma vie est venu. Mon amour est venu vers moi.

¢αηтιqυє

Notre amour était sacré. Il avait traversé le temps et nos morts. L'hiver était notre chapelle blanche, une cathédrale où résonnaient les plus beaux des cantiques. Nos fiançailles furent chacune des secondes que l'éternité nous a accordée ensemble sur cette Terre. Notre mariage a été une danse silencieuse et fragile au milieu de la tempête. La lune seule fut témoin de tes promesses vaines. Il y avait comme de la religion dans tes baisers empoisonnés... Et aujourd'hui, tu as trahi le pacte de nos vies, et la neige est devenue mon tombeau.

Marie T., 8 décembre 2010

jeudi 10 février 2011

σρħєℓιє

ησѕтαℓgιє αѕѕαѕѕιηє

Désertique
Catatonique
Abîmée
Dévastée

Ravagée
Foutue
Coeur brisé
Où es-tu

Étouffée de regrets
Nostalgie assassine
Amours morts-nés
Malchance implacable

Princesse naufragée
Bonheur exterminé
Pas d'avenir
Et des éclats de rire
Presque hypocrites

Des mots lancés au vent
Que jamais vous n'entendrez
J'aurais seulement aimé
J'aurais tellement aimé...

Marie T., 22 novembre 2009

ﻯυι¢ι∂є

Le suicide n'est pas un acte de lâcheté. Le suicide n'est pas un acte de courage. C'est un acte de désespoir.

Si je vous parle de ce sujet aujourd'hui, c'est parce que d'une part on l'aborde beaucoup dans mes cours, et puis c'est quelque chose d'important. Et parfois méconnu. Mais c'est quelque chose qui peut nous passer par la tête, peu importe qui nous sommes, à un moment ou l'autre de notre vie. Ça touche tout le monde. Alors il faut comprendre pour mieux combattre.

La personne qui se suicide ne veut en fait pas se tuer elle-même en tant que telle: c'est sa souffrance qu'elle veut tuer. Seulement, elle a épuisé toutes les autres solutions qu'elle croit possibles, et faucher sa propre vie devient la seule solution qu'elle voit, car la fin totale est à ses yeux la seule manière d'éradiquer la douleur. Le processus suicidaire est important à détecter, car il peut sauver des vies. Ce processus est fait de 3 étapes: l'idéation, la rumination et la cristallisation. Lors de l'idéation, le suicide n'est qu'un flash, une solution plutôt abstraite parmi tant d'autres encore possibles. Puis, plus le temps passe, plus les solutions possibles envisagées diminuent. Il reste de moins en moins de choix. Mais le suicide est toujours là. Alors moins il y a d'options, plus on y pense. C'est là l'étape de la rumination, lorsqu'il n'y a plus que quelques choix. On y pense de plus en plus, on songe à des choses morbides, bref, ça nous travaille. Finalement, lorsque le suicide nous apparaît comme étant la seule option possible, c'est la cristallisation. Notre idée se cristallise, se fige sur ce choix. La personne a l'intention de passer à l'acte. C'est là que ça devient urgent. Et si la personne a un ou plusieurs aspects du ''COQ'' (comment, où, quand passer à l'acte) - et plus particulièrement le ''quand'', qui vient beaucoup ajouter à l'urgence - il n'y a pas une minute à perdre.

La personne en crise suicidaire ne pense plus de manière rationnelle. Elle est guidée par ses émotions, ses impulsions. C'est pourquoi il est bon de connaître quoi lui dire ou non dans ces moments. Point capital, il ne faut pas la juger, ni la rejeter, ni dire qu'elle ment. Il ne faut pas tenter de rationaliser ou de minimiser ses problèmes: vu de l'extérieur, c'est toujours différent. On ne peut pas juger de la souffrance d'autrui. Chaque humain a son propre vécu qui vient teinter la vision qu'il a de chaque chose; c'est très important à comprendre. Il faut rapidement trouver les points positifs de sa vie. Il faut l'inviter à s'exprimer, et l'aider à se détendre. Il faut contacter ses proches et, si on a à la laisser seule, on lui fait signer un contrat de non-suicide. Ça peut sembler idiot, mais ça a déjà sauvé des vies. Il faut être directif, lui donner des choses à faire à court terme, pour gagner du temps, afin qu'elle puisse être prise en charge, et afin qu'elle puisse se concentrer sur autre chose. Il ne faut surtout pas la laisser seule trop longtemps. On lui assure qu'on restera là pour elle, peu importe ce qui arrive.

Pour finir, le suicide, c'est l'aboutissement de plusieurs choses. L'accumulation de facteurs prédisposants (trouble mental, problèmes familiaux, isolement social, etc.) et d'un ou plusieurs facteurs précipitants (agression sexuelle, rupture, événement grave). Même si parfois ça arrive à cause d'une chose minime, c'est que ça a seulement été la goutte qui a fait déborder le vase. Et puis, ce qui peut nous sembler minime à nous peut être la fin du monde pour un autre. Derrière chaque personne, ainsi que chaque acte suicidaire, il y a une histoire. Il y a donc un déroulement, et une manière d'intervenir dans celui-ci. Parce que même si le début et le déroulement font prévoir une fin tragique... Il y a toujours moyen d'avoir un happy ending. Toujours.

mercredi 9 février 2011

υηтιℓ тħє єη∂

Mon âme, ne cherche pas le repos éternel, épuise le Royaume des possibles.

ιℓѕ ﻯ'αιмєηт

∂яєαмιηg

Je rêve d'effluves de vanille et de coulées de sang
De révolution, d'anarchie, de chaos à t'en crever le coeur
D'un cri qui perce le silence
Ma vie n'est qu'un secret hypocrite
Je rêve de vie et de douleur, enfin
D'agonie
Seulement pour m'accrocher à toi
Je voudrais fuir à la nage
Dans une mer déchaînée
Fuir ce carnage
Seule,
Pour ne plus jamais penser à elle
Je rêve de son nom
Inscrit sur une tombe
Je voudrais tout recommencer
Je ne fais qu'attendre la fin
Pour pouvoir m'y précipiter...

Marie T., 6 octobre 2008

ﻯγησρѕιѕ

Mes synopsis de mes histoires que j'écriis ^^ j'ai essayé de mettre ça epic xD:

''We are the young'':
Dorothée Drei, nouvelle, arrive un matin d'automne à l'école Ste-Marie, et fait la connaissance de ses nouveaux compagnons de classe. Tous différents, tous ayant leur vécu et leur personnalité bien à eux... La vie et ses problèmes vus à travers l'existence de Dorothée et de ses camarades. Mona, Justine, Ophélia et tous les autres. La jeunesse avec sa rage de vivre et de mourir. Les liens particuliers qui se créent entre les humains. Et quelque chose de puissant qui se cache en chacun de nous... On a tous un côté sombre. La différence peut devenir mince entre la liberté et le chaos.

''Moonlight Sonata'':
Emery, garçon simple et un peu solitaire, emménage dans son nouvel appartement; rien de bien particulier, si ce n'est ses trois nouvelles colocataires. Tamsyn, la belle hispanique cynique; Fay, la jolie blonde à l'air distante et craintive; et enfin Bree, la mystérieuse danseuse de ballet, infiniment fragile. Chacune d'elle a une histoire l'ayant menée à ce point commun, leur havre miséreux, l'appartement sur la rue E... Emery, jeune homme effacé et sensible, sera témoin et acteur des transformations qui changeront la vie de ces personnes, toutes fragiles et fortes à leur manière, surtout de Bree, qu'il se promet de sauver...

''Anna, seventeen'':
Dix-sept ans. Nouvelle ville, nouvelle vie. Anna est libre maintenant. Mais même la liberté rend prisonnier. Et comme l'amour, elle a un prix. Se perdre pour se retrouver. Anna veut vivre encore plus fort. Danser jusqu'au bout de la nuit et se croire éternelle. Aimer, souffrir, se sentir malade, au bout du gouffre, enfin en vie. Appartenir à tout le monde et à personne. Créer ces liens qui resteront à jamais, les liens du coeur, les cicatrices. Anna, dix-sept ans.

''Seven'':

Une guerre se prépare. Des représentants ont été choisis, des pouvoirs leur sont confiés. Sept Protecteurs et sept Destructeurs. Misha, jeune fille ordinaire, se voit annoncer cette nouvelle par une mystérieuse fillette de 13 ans, Lithia. Elle devra trouver ses camarades et se battre au nom du bien. Mais les Destructeurs n'ont pas dit leur dernier mot. On garde toujours les éléments les plus dangereux pour la fin. Surtout si c'est la redoutable Killy, surtout s'il doit y avoir un ange de la Mort... On a chacun ses raisons pour protéger ou détruire la vie, et chacun se battra jusqu'au bout, au nom de sa propre loi.

''Seven - Le commencement'':
L'histoire tragique des sept Anges a un commencement. Lorsqu'ils n'étaient que des humains. Lorsqu'ils n'étaient que des enfants. Avec tous leurs proches méconnus de l'Histoire, mais tout aussi puissants qu'eux. Mila, la jeune médium qui aimait la neige. Cara, courageuse fillette avec un trop grand pouvoir. Anjelika et Knox, leurs destins liés à jamais. La menace en ces temps anciens? Quatre anges mystérieux descendus du ciel... L'un d'eux est un traître. Et plus que tout, avant que le Juge et la Mort ne soient rivaux, ils n'étaient qu'un garçon et une fille, Cloud et Echo...

''Seven - La fin'':
20 ans après ce qui s’est passé dans le Haven avec Misha et ses camarades, la troisième menace d’une destruction arrive. Et cette fois, c’est le monde entier qui est en danger. Cette fois, ce sont les enfants des Élus qui doivent sauver le monde, mais également ceux d’Amesbourg, de St.Matthews, d'Abbeka et de Prava. Jude, Freya, Lidany et leurs compagnons auront sept jours pour parcourir le Haven à travers une dimension apocalyptique, afin de trouver des alliés au projet Echo - peut-être leur dernier espoir - et de convaincre le nouvel Juge mystérieux de ne pas remettre les choses à zéro… Cela, bien sûr, à condition qu’ils survivent assez longtemps.


''Midnight bells'':
À l'université d'Abbeka, sur le coup de minuit, il y a parfois des meurtres qui se produisent. Pourquoi ces morts? Maddy décide d'enquêter. Mais bien vite, les personnes les plus proches d'elles se retrouvent irrémédiablement parmi les principaux suspects. Serait-ce Rebecca, avec sa haine du monde moderne? Ou Nikka, qui rentre tous les soirs trop tard? Ou encore Ven, aussi venimeux que le poison... Ce sera à Maddy de découvrir cela, avant de devenir elle-même la prochaine cible.

''Mannequin'':
Soyez belles. Soyez parfaites. C'est le message que les jeunes filles voient partout aujourd'hui. Et même lorsqu'elles réussissent à se frayer un chemin jusqu'à l'Élite, la plus réputée des écoles de mannequins du Haven, les choses ne sont pas faciles. Misia découvrira la cruauté de ce monde si beau en apparence... L'apparence. C'est tout ce qui compte. Que tout soit parfait. Mais pour être à l'Élite, il semble que certaines en paient le prix fort. Parce que dans une dictature du superficiel, c'est fatal pour quiconque n'est pas assez fort.

ℓιттℓє ∂σℓℓ


ℓα яєιηє ∂єѕ ∂αмηєѕ

C'est tant d'années que j'viens d'vomir
Pitié laisse-moi crever en paix
Laisse le passé me revenir
Me torturer, me tuer, ma souffrance m'a trop manquée

Respire le vice de mes sévices
Jusqu'à c'que les ténèbres t'envahissent
Te contrôlent ou t'obéissent
Accroches-toi ou glisse

Tue la lumière avec moi
Mais elle se battra jusqu'à la fin quand même
Ils m'ont mise dans les ténèbres pour que j'm'y noie
Mais la petite fille perdue est née de son propre baptême

Un blasphème
Ils n'y virent que du noir
En regardant mon visage blême
Qui aurait cru que je gardais espoir

Un soir d'asphyxie
Qui a bouleversé ma vie
Un Novembre bien gris
Une tombe qui attendit

Courant à travers le cimetière
Sur les pierres gravées je n'y vis pas mon nom
Dois-je retourner en poussière
Non, tiens bon

Ton bateau fera-t-il naufrage
Pourtant il semble bien fragile
Me dit le désespoir un soir d'orage
Une conscience bien peu tranquille

Une conscience absente qui aime bien parler
Aux esprits qu'elle voit passer
Le plus froid de tous, le silence des années
La messagère de l'agonie, la reine des damnés

Une conscience de fou qui se laisse noyer
Par les tourments les moins désirés
La corde au cou, regardant son reflet dans les yeux
Fuis ce carnage pendant que tu le peux

La corde coupée elle courut pour échapper
À ces fantômes qui l'empoisonnaient
Le souffle coupé elle entendait
Toutes ces âmes qui l'appelaient

Les ténèbres appellent la lumière
Elle leva les yeux au ciel
Mangeant le sang et la chair
Dans ce monde maintenant je suis éternelle

Immortelle
Le clocher d'église sonna
Qui est-elle
Un esprit devant son visage passa

Cruelle
N'as-tu pas un coeur pour vivre
Un esprit ivre
Aveugle es-tu ma belle

Perdue dans la tempête et le néant
Abandonnée, elle souffre
Ses mains froides semblent saisir le vent
Qui emporte son dernier souffle

Au-dessus de la ville elle fait tomber la neige
Est-elle un ange ou un démon
Qui sait, et sur son trône elle siège
Une couronne de roses et d'épines sur la tête, un peu de sang coulant du front

À genoux dans la neige et le sang
Pleurant son silence en cet hiver cruel
Prend garde à n'pas perdre la raison
Crois à l'enfer et crois au ciel

Une croix de fer, pieux sur le coeur
Et ses yeux vides cherchent la lumière
Elle n'est pas morte, chère âme soeur
La tourmente a peur des prières

Peur d'être seule, peur de personne
Elle avance en regardant les anges
Et les démons qui la désirent
Jusqu'à son tout dernier soupir.

Marie T., 2005

lundi 7 février 2011

νινяє

Moi, je fais ce que je veux, tout simplement!

σ¢єαη ﻯσυℓ

Je voudrais retourner
Au bout du quai
Là où mon esprit est resté
Parce que je ne suis plus tout à fait là
Je ne sais pas

J'aimerais garder ma tête sous l'eau
Pour ne plus respirer
Comme suicidée
Avoir mal jusqu'à ce que le monde soit beau
Et que je puisse vivre à nouveau

Et dans mon bain
J'aimerais pouvoir
Me noyer

Marcher jusqu'à la mer
Dans une robe blanche
Et sauter

Je serai l'âme dans les vagues
L'éternité...

Marie T., 15 septembre 2010

ιηνιѕιвℓє

Il m'arrive de me poser une question étrange: Suis-je invisible? Non parce que honnêtement, j'ai vraiment l'impression de l'être des fois. Particulièrement quand je rentre à mon appartement le soir, et que je passe devant le salon où se trouvent mes 3 colocs en train d'écouter un film, et qu'elles ne daignent même pas tourner la tête lorsque je passe à côté. Pas de ''salut'', pas de ''tu veux écouter la télé avec nous?''. Oh non ça jamais. Entre elles ça va mais moi j'suis une extra-terrestre. J'devrais leur dire qu'en fait je viens de Saturne, elles trouveraient ça plutôt plausible. J'suis pourtant pas si moche, et j'ai pas la peste à c'que je sache?? Bon, tout ça pour dire, ma vie a toujours été comme ça. Surtout à l'école en fait, je passais plutôt bien inaperçu. Heureusement, à l'université, les gens commencent à être moins cons. Certains de ma classe (la plupart étant des mecs d'ailleurs, il semble que je m'entende mieux avec le sexe opposé) se sont aperçus que j'étais pas ce qu'on appelle une fille ''douée socialement'', alors ils viennent me saluer d'eux-mêmes, me montrer que j'existe à quelque part. Ça fait vraiment plaisir. Mais bon, pour le reste, je ne comprends pas. J'ai toujours été gentille avec les autres, je leur montrais que j'étais pas méchante, je souriais dès qu'ils me parlaient, j'aurais fait n'importe quoi pour eux, pour qu'ils comprennent que j'étais pas un monstre, pour qu'ils reviennent me parler. Mais quand, par exemple, mes colocs me parlent, c'est souvent par nécessité. Ça me fait un peu de peine. J'aimerais que les autres me connaissent. Qu'ils arrêtent de se dire que je suis ''la fille qui parle pas''. J'suis beaucoup plus que ça. Tellement plus que ça. Et j'ai tellement de choses à dire il me semble. Mais c'est une chose que la plupart des gens ne verront sans doute jamais...

мєя ∂'συвℓι

Chaque soir je replace les morceaux un à un
Chaque brique du château
À la lueur de la lune
Chaque soir je dois tout reconstruire
Car la mer...
Car l'amertume vient tout détruire.

Marie T., 31 janvier 2008

ωє ωιℓℓ ƒιgħт

Allons et jouons notre monde, par la plus sereine apparence.

ﻯєυℓє

Seule, je me sens seule ce soir, au chaud dans mon lit, le froid tout autour, je suis seule et mon coeur a mal. Il a mal des gens comme moi qui souffrent, des histoires imaginaires qui ne finissent pas bien. Il est malade de douleur de tout ce qui fait monter au 7e ciel, nous faisant rebattre le coeur, puis qui nous entraîne au fond de l'abîme, dans la mort, nous ravissant tous nos espoirs à nouveau. J'ai mal de la souffrance de cette Terre humaine, de ces amours déchirés, de ces coeurs assassinés. Et tout ce que je peux faire c'est voir et subir. Jusqu'à devenir de glace. Je crois que je n'aime plus personne. Je n'ai pas envie de ressentir cette douleur à nouveau, comme rouvrant une cicatrice. Rester seule... Et pourtant... Et pourtant ce soir, j'aimerais tenir quelqu'un dans mes bras... Peut-être pour avoir un peu moins froid, peut-être me sentir un peu humaine, à nouveau... Mais existe-t-elle donc cette âme soeur? Cet être qui nous transcende encore le coeur et l'âme, même quand tout le reste est parti? Existe-t-il cet amour qui va au-delà de la mort et vit à travers l'infini? Je le souhaite. De tout coeur. Pour eux, pour que la mort ne soit pas leur fin. Pour moi. Pour ne plus être seule.

Marie T., 19 janvier 2011

נαя∂ιη ησιя

As-tu déjà goûté à ce fruit défendu
Qui ne pousse qu’au Jardin des perdus
Sucré au goût, amer au bout
Amertume à en mourir

As-tu déjà goûté la mort…

Derrière ses grillages
L’interdit.

Le seul Jardin où poussent
Les fleurs fanées
Où flânent
Les papillons noirs

La nature a une odeur
De mort
Un parfum pesant
Le souffre, l’enfant
Les disparus…

Les charismatiques
Les fleurs du mal
L’envie, le péché
De la voie finale
Une mort amorcée…

C’est ici que poussent les roses noires
Ici viennent mourir les anges
Les enfants égarés
Chantent les requiem

Ils sont tous disparus.
Ils sont tous ici.

Condamnée à veiller
Sur les âmes égarées
Dans le dernier sommeil

Je suis la gardienne
De ce jardin noir.

Marie T., 11 août 2007

ρєя¢єρтισηѕ

Bon, ça c'est un petit texte que j'ai écrit il y a 2 ans de ça, soit en 2009.. Et qui est quand même d'actualité je crois (update: en faite maintenant que j'me relis y'a une coupe de trucs que j'comprends pas vraiment xD), et que j'avais toujours eu envie de montrer, alors voilà ^^ :

Avant cette année je n'avais jamais vraiment prêté attention au concept de ''perception'', mais quand on y pense, c'est notre perception qui définit pratiquement tout dans notre vie. C'est peut-être un peu idéaliste, mais j'y ai beaucoup réfléchi et je crois que nous sommes ce que nous croyons être, donc nous sommes ce que nous percevons. À un certain point, en tout cas (parce qu'un tueur en série qui se perçoit gentil, il faut admettre que c'est un peu erroné). Mais la manière dont nous nous définissons nous-même est quand même une chose primordiale. Tu te dis que tu es une princesse? Ok, nice, tu en es une. C'est quoi d'abord pour toi une princesse, ou whatever? Aux yeux de qui tu l'es? Pas besoin de diriger un pays et d'être élue devant la nation; si pour toi, être une princesse c'est être une jolie fille qui a le contrôle sur sa vie, et que à tes yeux, tu décides d'en être une, alors tu en es une. On a toujours un certain statut aux yeux de quelqu'un, alors pourquoi le statut que l'on a aux yeux de la société serait plus important que le statut que l'on a à ses propres yeux? Je sais pas pour vous, mais moi je préfère être définie par moi-même qu'être définie par un gouvernement qui me prend pour un chiffre parmi tant d'autres. Oui je sais, c'est très idéaliste comme philosophie, ça fait un peu ''voyage au pays imaginaire'' [note à moi-même: d'où est-c'que j'ai sorti cette expression o_0??], mais en faite, l'esprit est aussi important que le corps je crois. Sans âme on ne serait pas grand-chose. Et ce qu'il y a de merveilleux - ou pas, dépendant du point de vue - dans la vie, c'est que chaque être humain a une perception des choses différente. L'individualité est une chose merveilleuse. En gros, chacun a son monde, et chacun est son monde. Et je suis parfois très heureuse que certains aient une perception des choses différente de la mienne, parce que d'une perception à l'autre, d'un monde à l'autre, on est parfois très différent, on est parfois sauvé ou pas. Et moi, je ne suis pas ''sauvée'' dans toutes mes perceptions de moi-même, alors que pour d'autres personnes, je le suis. Et j'essaie de m'accrocher à ça, de comprendre. Mais pour ne pas se perdre, il faut définir aux yeux de qui nous sommes important. Quelles personnes ont une perception de nous qui nous influence? Au nom de qui sommes-nous ce que nous sommes? Certains acceptent d'être ce qu'ils sont aux yeux des autres et aux yeux de la loi. Moi, je veux être ce que je suis aux yeux de moi-même, tout d'abord, aux yeux de Dieu et de ceux des gens que j'aime, bien sûr. Ça change selon les gens. Je crois que la vie nous a donné le privilège d'être ce que nous voulons être. Même si parfois il faut se battre pour atteindre le ''Soi'' que l'on aime et le garder intact. Certains penseront peut-être comme moi, certains ne penseront jamais comme moi. C'est drôle, quand on y pense la pensée individuelle et autonome fait soi-disant opposé à la religion, et la religion est une chose quand même importante pour moi, alors ça semble étrange, mais je crois quand même fermement et en Dieu et en la pensée individuelle.. Et pour moi les 2 ne s'opposent pas, au contraire ils se complètent. Bon alors là, si on analyse les choses selon cette philosophie de la perception, la question que l'on se pose est: quelle est donc la vérité alors? Selon moi, la réponse est assez simple: ça dépend aux yeux de qui. Mais avant tout, je crois que la vérité est ce qui est vrai à tes yeux. Ce que tu ressens, c’est ça, ta réalité. Ton niveau de souffrance et de bonheur est celui que tu perçois, pas celui que les autres te disent que tu devrais avoir. Mais lorsque l'on est foutu à nos propres yeux, comment changer ses perceptions sans changer ce que l’on est? En apprenant de nouvelles choses, et en gardant celles qui nous sauvent qui sont adaptées à nous. On peut guérir de tout. Même si parfois c’est incroyablement compliqué. Il faut se battre. Mais au bout du compte… Je crois que ça en aura valu la peine…

ℓσνє γσυяѕєℓƒ

Ne passes pas ta vie à te battre avec toi-même et tous les autres pour être quelqu’un que tu es déjà.

ƒιℓℓє вяιѕєє

Sa beauté et son désespoir se mêlaient en une flagrante subtilité. Elle était silencieuse, mais on n'avait qu'à croiser son regard et voir le fond de son âme, et alors, on devinait tout... Ses yeux hurlaient de détresse, de désir d'en finir... La douleur et la beauté marchaient devant moi, incarnés en un seul être... Elle n'avait pourtant rien de très morbide, à part peut-être les petites cicatrices sur ses lèvres, que de petites marques d'horreur sur sa bouche parfaite. Elle commençait à se briser de partout. C'est sûrement pour cela que ses bras étaient parsemés de déchirures et saignaient. Ses longs cernes sous les yeux laissaient songeur... Était-elle fatiguée d'avoir pleuré jusqu'au bout de la nuit.. Ou était-elle juste épuisée de vivre... Sa peau déjà pâle était de plus en plus blanche, elle devenait peu à peu un fantôme devant nous... Elle sombrait dans l'ombre de son coeur décharné... Elle semblait se perdre sans arrêt dans ses pensées... Et alors ses yeux sans doute autrefois pleins de lumière... Se remplissaient tantôt de peur, tantôt de peine... Et si on écoutait bien... On pouvait parfois percevoir un soupir... Je savais alors... Qu'elle n'était déjà plus des nôtres...

Marie T., 5 décembre 2009

вℓα¢κ ħσρє

Quand me serai-je assez soûlée
Pour oublier ce futur tragique
Auquel je suis destinée.
Saurai-je jusqu'à la fin avoir la foi
Pour faire dévier la voie.
Saurai-je les faire croire...
Pourrai-je détenir la vérité.
Sans m'inventer des histoires
Et continuer à pourrir
Dans un dernier espoir
Depuis des années...

Marie T., 30 juillet 2008

ﻯ¢ħσσℓ

Parfois je me demande: ''Mais qu'est-c'que je fous à l'université?''. Haha, je vous entends déjà répondre à cette question. ''Mais qu'est-c'que tu fous à l'université Marie? Mais tu chat' sur ton iPod à l'université.''. Et c'est pas faux. Seulement je disais plus ça de la manière : Mais qu’est-ce que j’cr*** à l’université? Moi. Une fille sans motivation et avec ‘’une dévotion pour les études qui est assez d’la merde’’, selon un de mes meilleurs amis. Je me le demande bien souvent dans les fins de session surtout. Dans ces moments, j’ai toujours des devoirs en retard on dirait, et le pire c’est que ça me motive pas vraiment plus à les faire. Et je me demande encore... Mais qu’est-c’que j’fais là? J’devrais être genre nettoyeuse d’électroménagers. Ça comme job ça me plaisait vraiment (non, en fait j'aimerais quand même un métier un peu plus rémunéré, mais bon). Aurais-je visé trop haut pour mes ambitions? Et puis, comment je vais pouvoir aider du monde, si j’suis même pas foutue m’aider moi-même? Vous voyez ça vous, une dépressive chronique qui essaie de convaincre quelqu’un de pas se suicider? ''La vie c’est d’la merde, c’est une grosse connerie, mais je vous incite à ne pas crever. PS t'es mignon je peux t'ajouter sur FB?''. Bien sûr. Déjà que le taux de suicide est anormalement élevé dans ma belle région, je sens que j’aiderais pas le quota. Mais bon, malgré ma passion pour les arts, le fait est que j’aime la psycho, et que je veux aider. Je veux aider, je vis entre autres pour accomplir ce but (sauf dans mes passes ‘’je voudrais tous que vous creviez’’, bien sûr). Je veux que le monde aille mieux. Et je me dis qu’avec tout ce que j’ai vécu, ce serait un crime de pas aider les autres avec ce que j’ai pu en retirer. Je veux pas les laisser seuls comme j’ai été. J'ai un peu le complexe du ''j'aime les gens solitaires et je veux tous les sauver'' (oui ok c'est plus ou moins sain loll). Je suis super bonne en psycho, j’suis dans les meilleures de ma classe dans les exams, parfois même la meilleure, mais je manque atrocement d’énergie et de motivation. Ah et côté pratique, paraît que j'suis plutôt à chier (dans mes stages en tout cas, parce que dans les mises en situation en classe j'tais assez bonne). Mais peut-être que d’un côté, la survie future et l'équilibre psychologique de certaines personnes dépendent de la mienne, donc je ne dois pas flancher. Il ne faut pas abandonner. Et bon, oui, j'adore la psychologie, l'analyse des personnalités, c'est très intéressant. Et puis, lorsque j’ai été très malade (cette foutue intoxication aux amphétamines -.-), je me suis juré que si je m’en sortais, j’allais retourner à l’école et réussir, et plus tard aider des gens à s'en sortir. Des fois aussi je me dis, peut-être pourrais-je aider le monde seulement par mes histoires, mes poèmes, mes textes en général. Mais… Je voudrais pouvoir établir un contact direct. Pouvoir voir quelqu’un avec de la souffrance dans le regard, et lui dire ‘’Ça va aller. Tu n’es pas seul.’’. Nous vivons une époque compliquée, et certaines personnes doivent se dévouer pour que ça aille mieux. Parfois je sens que j'aurai l'opportunité d'être de ceux-là. Pour que vive un avenir meilleur. Pour que vive un avenir tout court. Mais bon, peu importe mon avenir à moi, il est certain que je ne laisserai pas tomber ma passion numéro un : les arts. Les arts c’est ma vie. Et si en plus, un jour, je peux aider quelqu’un, ne serait-ce qu’une seule personne, avec ce que j’ai créé… Alors je serai contente. J’aurai réussi dans la vie.

dimanche 6 février 2011

αυтσмηє

J'aime... cette agonie... avant la destruction...
Jours mornes
Grise nostalgie
Les herbes sont ternes
Les passions, ocrées, s'enflamment
À sang les coeurs à vif
Bien-aimée saison des larmes
Que mes souvenirs m'achèvent
Me perdent dans le temps
Dans un dernier sourire
Lorsque me caresse le vent
Une brise qui balaie tout
Les feuilles annoncent une tempête
La nuit hivernale
Pour qu'enfin je meure...

Automne rouge, automne au ciel gris
Je vois la mort qui danse
Froide, dans la rue là-dehors
À l'orée du soir
Nous tombons un à un
Comme les feuilles à mes pieds...

Marie T., vers le 18 Novembre 2009

ρєяƒє¢тιση

L'amour est ce qui élève le plus les sens.

η’ιмρσятє qυσι

Bon, encore du gros n'importe quoi =D voici un joli top 10 des façons de me tuer qu'une de mes meilleures amies m'avait déjà écrit xD:

Les dix façons de tuer Marie:
1. Avec une bouteille d'alcool
2. En l'assommant avec une bouteille d'alcool
3. En lui faisant boire une bouteille d'alcool
4. En lui faisant caler une bouteille d'alcool
5. En mettant une bouteille d'alcool sur le plancher où elle glisserait dessus
6. En lui faisant croire qu'une bouteille d'alcool ça s'avale
7. En lui donnant plein de verres gratuits d'alcool à l'infini
8. En lui disant de boire de l'alcool tous les jours comme de l'eau
9. En prenant un bon spa d'alcool
10. En la noyant dans l'alcool

Alors c'est ça, à croire qu'elle me pense alcoolique xD hahah